Chapitre 4
Coup de projecteur de l’ONU Genève sur le rôle des femmes dans la science
et la technologie

© ONU Photo - Adam Kane
En 2019, l’ONU Genève a célébré la Journée internationale des femmes et des filles de science et la Journée des jeunes filles dans le secteur des TIC. Les discussions qui se sont tenues dans le cadre de ces manifestations ont permis d’étudier les moyens de réduire les disparités entre les sexes, ainsi que de mettre en lumière la diversité et le talent des femmes qui participent déjà aux travaux menés dans le domaine des STEM.
Les secteurs des TIC et des STEM comptent parmi ceux qui ont la plus forte croissance et qui recrutent le plus. Les femmes ont un rôle à jouer dans les domaines de la science et de la technologie, qui sont appelés à changer notre façon de vivre, de travailler et de communiquer. Il est donc essentiel de mettre en lumière des expertes et des scientifiques de sexe féminin afin de venir à bout des stéréotypes fondés sur le genre et de promouvoir des figures exemplaires dans ces secteurs, afin que les filles puissent s’y identifier. Le message est clair : « si tu ne peux pas le voir, tu ne peux pas le devenir ».
Voir la vidéo de la manifestation intitulée « Designed for Science » organisée à l’ONU Genève.

Cerrie Burnell
Auteure, actrice et présentatrice à la télévision
« J’ai l’impression que le monde que l’on peint, que l’on dessine et que l’on représente est très blanc, bien portant et petit- bourgeois… Il y a tellement d’autres histoires, d’autres chansons et d’autres patrimoines culturels auxquels on ne prête pas attention. C’est comme avoir toute une palette de couleurs à sa disposition et n’utiliser
que le rouge. »
Le projet 100Elles* sur le genre et l’égalité met à l’honneur 100 femmes, personnes intersexes et personnes marginalisées du fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, qui ont en commun d’avoir concouru au développement de la ville de Genève.
Il a été lancé par l’Escouade, collectif féministe basé à Genève, en collaboration avec la ville de Genève.

Bertha Lutz
1894-1976, Vice-Présidente de la Commission interaméricaine des femmes
© ONU Archives Genève – McLain
Bertha Lutz, Vice-Présidente de la Commission interaméricaine des femmes
Bertha Lutz (1894-1976) a eu une vie riche en expériences diverses et variées : née au Brésil, elle a étudié l’erpétologie à l’Université de la Sorbonne puis a travaillé comme scientifique, femme politique (dans son pays natal) et diplomate, sans jamais cesser de lutter pour le droit de vote des femmes.
Fervente défenseuse du droit de vote des femmes au Brésil, Bertha Lutz a été invitée à participer à la rédaction de la nouvelle constitution du pays, qui a accordé le droit de vote aux femmes en 1932. Elle a continué de se battre pour les droits des femmes dans le monde par l’intermédiaire de plusieurs organisations nationales et internationales. Après des années de campagne, Bertha Lutz a été élue membre du Congrès brésilien en 1936. L’arrivée au pouvoir d’un nouveau régime a mis fin à son mandat en 1937, mais pas à son combat pour les droits des femmes.
En 1945, en sa qualité de membre de la délégation brésilienne à la Conférence des Nations Unies sur l’Organisation internationale, Bertha Lutz fut l’une des quatre femmes signataires de la Charte des Nations Unies, à San Francisco. Elle s’est battue pour que les termes « égalité des sexes » et « femmes » soient inclus dans la Charte, ce qu’elle a obtenu à force de persévérance. Bertha Lutz a poursuivi sa carrière diplomatique jusqu’au bout et a participé à la Conférence mondiale sur les femmes, organisée par l’ONU au Mexique, en 1975, alors qu’elle avait 83 ans. Elle a également poursuivi ses travaux de recherche scientifique tout au long de sa vie et rédigé de nombreuses publications. Cinq amphibiens ont été nommés en son honneur.
Réflexions de l’ONU Genève sur l’égalité des sexes

© UN Women-Ryan Brown
Comme elle s’y était engagée en 2019, l’ONU Genève a décidé, pour la première fois, de publier les résultats obtenus au cours des cinq dernières années dans le cadre du plan d’action. À ce jour, la plupart des objectifs fixés ont été atteints ou dépassés, en particulier en matière d’encadrement, d’orientations générales et de communication. L’égalité des sexes est une des priorités du Secrétaire général. Tant qu’il n’y aura pas de véritable égalité des sexes, il faudra redoubler d’efforts pour garantir une représentation égale des femmes et des hommes et atteindre tous les objectifs du plan d’action ONU‑SWAP.
Savoir plus sur les efforts déployés à l’ONU Genève pour garantir l’égalité des sexes.

Joshua Sinclair
Faire de l’égalité des sexes une réalité à l’ONU Genève

Les Champions internationaux de l’égalité des sexes se sont engagés, en leur qualité de dirigeants des entités des Nations Unies, à faire progresser l’égalité des sexes dans leur organisation et à ne pas participer aux tables rondes lorsque l’équilibre entre les sexes n’est pas respecté. Lancée à Genève avec 74 champions, l’initiative est en plein essor et on dénombre aujourd’hui plus de 235 champions parmi les dirigeants d’entités basées dans cinq villes, dont New York, Vienne, Nairobi et La Haye.
À l’ONU Genève, cette initiative a eu un véritable impact et a notamment abouti à la mise en place de la toute première politique d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes, qui s’appuie sur un dispositif d’application du principe de responsabilité pour le personnel d’encadrement et les autres membres du personnel, et sur une enquête visant à mesurer les progrès réalisés. Elle a permis d’obtenir une parité femmes-hommes presque complète parmi les membres du personnel des rangs inférieur et intermédiaire, de lutter contre le sexisme ordinaire au travail, de mener à bien un projet d’élaboration de recommandations novatrices, d’améliorer l’accès à des programmes d’autonomisation pour les femmes et d’offrir des conditions de travail plus souples.
L’égalité des sexes est inscrite dans la Charte des Nations Unies, et le système des Nations Unies joue lui-même un rôle de premier plan dans l’action menée pour atteindre la parité des sexes tout en garantissant un environnement de travail favorable à tout le personnel. L’ONU Genève est déterminée à faire progresser l’égalité des sexes dans le cadre de tous ses travaux.
« Il est évident que nous n’atteindrons aucun de nos objectifs si la moitié de l’humanité est mise de côté », a affirmé Tatiana Valovaya, première femme Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève. Ayant travaillé dans des milieux majoritairement masculins tout au long de sa carrière, elle a pour objectif de garantir l’égalité des chances entre les femmes et les hommes à l’ONU Genève et ailleurs.
En sa qualité de Championne internationale de l’égalité des sexes, la Directrice générale s’est engagée à :
- Soutenir l’Engagement en faveur de la parité femmes-hommes dans les panels ;
- Mener une enquête de suivi de l’opinion du personnel sur l’égalité des sexes à l’ONU Genève afin d’évaluer l’incidence des mesures relatives à l’égalité des sexes prises par le passé et de contribuer à l’élaboration de la politique de l’ONU Genève en faveur de l’égalité des sexes;
- Appuyer le défi relatif à l’innovation en matière d’égalité des sexes du personnel de l’ONU Genève afin de faire émerger des idées novatrices et concrètes pour favoriser l’égalité des sexes au sein de l’Organisation.
Voir la vidéo de présentation de l’action que mène l’ONU Genève pour atteindre l’égalité des sexes.
Le château de l’Impératrice

© ONU Photo: Adam Kane

Domaine public - Peinture de l'impératrice Joséphine par François Pascal Simon Gérard
Ce nom rend hommage à une ancienne résidente du Château de Pregny-La-Tour, Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie (1763-1814). Joséphine perdit son premier époux, le Vicomte de Beauharnais, pendant la Révolution française. Quelques années plus tard, elle rencontra son futur second époux, un jeune officier corse, appelé Napoléon Bonaparte. Avant cette rencontre, elle portait le nom de « Rose » mais Napoléon lui préférait celui de « Joséphine », qu’elle conserva par la suite. Joséphine et Napoléon se marièrent en 1796 et devinrent Empereur et Impératrice de France en 1804.
Lorsque Napoléon divorça d’elle en 1810, Joséphine se retira dans son château de Malmaison, près de Paris. En 1810, elle acquit le Château de Pregny-La-Tour et fit rénover ce bâtiment médiéval. Sensible à la beauté du paysage naturel de la région genevoise et sous le charme de ses habitants, Joséphine s’installa au Château en juillet 1812 pour y passer l’été, avant de retourner dans sa demeure en France, l’automne venu.
Pendant son séjour, Joséphine fut chaleureusement accueillie par les Genevois et participa à la vie sociale de la ville. Elle n’eut malheureusement jamais l’occasion de retourner à Pregny et périt deux ans plus tard. Le Château est aujourd’hui le siège de la Mission permanente de l’Italie auprès de l’Organisation des Nations Unies à Genève.
Durant toute sa vie, Joséphine eut la passion des plantes. Elle transforma les jardins du Château de Malmaison grâce à une collection remarquable de plantes exotiques, pour la plupart cultivées dans sa pépinière. L’Impératrice fit appel à un célèbre botaniste, Étienne‑Pierre Ventenat, qui associa ses talents à ceux d’un artiste de renom, Pierre‑Joseph Redouté, pour décrire la somptueuse collection. Entre 1800 et 1808, le botaniste et le peintre créèrent un herbier composé d’un ensemble de livres recensant les noms des plantes de la collection, accompagnés de descriptions et d’illustrations. En 1808, à la mort d’Étienne-Pierre Ventenat, le fameux herbier intitulé « Jardin de la Malmaison », véritable chef d’œuvre d’illustration botanique, fut vendu aux enchères et devint la propriété de Benjamin Delesser, qui en fit don à la ville de Genève en 1869. Cette collection magnifique se trouve encore aujourd’hui dans les archives du Conservatoire et du Jardin botanique de Genève, qui se situe de manière très opportune chemin de l’Impératrice, en face du château de l’Impératrice.
Percer le plafond de verre

© ONU Photo - Adam Kane
« Outre la nécessité de passer de la parole aux actes en mettant en place des quotas et en les respectant, l’Organisation a beaucoup à gagner à recruter un plus grand nombre de femmes. Je peux le constater tous les jours dans le cadre du Plan stratégique patrimonial pour le Palais des Nations. Les compétences, la diversité, le savoir-faire et les atouts qu’apportent nos collègues féminines sont une aide précieuse pour ce projet », a déclaré Véronique Neiss, Chef du Service de la conception et de la construction.
Ces femmes percent le plafond de verre dans des domaines traditionnellement réservés aux hommes et contribuent grandement à l’un des plus vastes projets de rénovation en cours en Europe.

Amber Heard
L’ONU Genève promeut la diversité, l’égalité et l’inclusion de tous

© UN Globe Photo
« L’Organisation des Nations Unies défend les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI). Nombre de ces personnes sont emprisonnées, maltraitées et même tuées simplement pour ce qu’elles sont ou qui elles aiment », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ajoutant que « tant que des personnes continueront d’être poursuivies et de faire l’objet de discrimination ou de violences en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leurs caractéristiques sexuelles, nous devrons continuer de nous battre pour mettre fin à ces violations ».
En 2019, plus de 400 fonctionnaires, stagiaires et consultants de l’ONU Genève et des organismes des Nations Unies basés à Genève, ainsi que des proches et des alliés des personnes LGBTI, ont participé à la Marche des Fiertés de la Geneva Pride sous la bannière d’UN GLOBE.
Pendant les célébrations de la semaine de la Geneva Pride, UN GLOBE a organisé un débat et distribué des documents d’information sur les droits des personnes LGBTI élaborés par des organismes des Nations Unies.
En juillet, dans le cadre de ces manifestations, Ciné-ONU a projeté un documentaire intitulé « Queen of Ireland ». La projection a été suivie d’un débat en présence de Rory O’Neill, alias Panti Bliss, personnage principal du documentaire, « drag queen » et militant LGBTI qui se bat pour l’égalité et lutte contre l’homophobie en Irlande et dans le reste du monde.
Afin de soutenir la campagne « Libres et égaux » des Nations Unies, l’ONU Genève a contribué à l’élaboration d’un programme consacré aux droits des personnes LGBTI témoignant des activités que mène l’ONU pour lutter contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, le 17 mai, des présentations ont été faites au Lycée international de Ferney-Voltaire et au Lycée international de Saint-Genis-Pouilly. Plus de 120 lycéens y ont participé.
En sensibilisant les jeunes aux questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, aux préjugés et à la discrimination, l’ONU Genève leur donne les moyens de lutter contre la haine et la discrimination. L’ONU s’emploie résolument à promouvoir la diversité et l’inclusion au sein de l’Organisation et à lutter pour l’égalité universelle afin que chacun puisse vivre librement, dans la dignité et en jouissant de l’égalité des droits.


